Watineema, concrètement, c'est qui ?

Eric Zongo, fondateur :

Conteur, marionnettiste, danseur et chorégraphe du Burkina Faso, Eric est à l’origine de la création de l’association. Depuis 2005, date de création de sa compagnie – Compagnie Kouka - il propose des spectacles de marionnettes pour enfants, ponctués de contes, chants, danses et musiques, à la fois en France et au Burkina Faso.

Résidant à Toulouse, Éric retourne très souvent dans son pays natal et s’engage avec ferveur et détermination dans des actions visant l’épanouissement éducatif, culturel et artistique. C’est ainsi qu’il créé l’association A.VI.PO Watineema dédiée à l’éducation des enfants qui a donné naissance à un centre périscolaire dans un     quartier de Ouagadougou.

 

Emilie Cabarrou, présidente :

Spécialiste en communication et gestion de projets, Emilie travaille à mi-temps dans une association en charge du suivi  et de l'accompagnement des enfants prématurés à l'hôpital de Toulouse Purpan. L'autre moitié de son temps, elle l'investit dans le développement de Watineema et des projets au Burkina Faso.

Elle témoigne : "Lors de mon premier voyage au pays des hommes intègres, j’ai su que ce ne serait pas le dernier et que l’aventure ne faisait que commencer. J’ai suis littéralement tombée sous le charme de ce peuple rayonnant de vie, si charmant et authentique ! Watineema est né un an et demi après ma rencontre avec Eric et Charles sur Toulouse. Au travers de l’association, je vis une expérience humaine extrêmement enrichissante, donnant beaucoup de sens à ma vie.

Mes voyages au Burkina Faso sont un retour à l’essentiel, toujours riches en émotions, couleurs et sourires, dans un esprit de partage des cultures, de respect des traditions et d'aventures."

 

Voici des témoignages de bénévoles :

Servanne Fleury, bénévole active :

 

Servanne partage dans l'association Watineema les diverses compétences de sa boite à outil d'ingénieur en environnement, son expérience en permaculture, son intérêt pour la photographie et sa créativité. Elle y apporte son aide dans la concrétisation des projets au Burkina-Faso pendant son temps libre.

 

Elle témoigne :

"Je me souviens de cette première réunion où Eric nous a réuni, amis et connaissances, pour nous proposer de monter une association en faveur des enfants et des femmes de son village au Burkina Faso. C'était il y a 2 ans et pourtant j'ai l'impression que cela fait bien plus longtemps tant les projets avancent bien et que nous sommes tous devenus amis ! Pour ma part,  j'ai toujours aimé la culture africaine, je joue de la percussion et je danse également... Alors, quand Eric nous a embarqué dans cette belle aventure, je me suis dit Chouette ! Essayons de faire quelque chose ensemble.

Watineema, est pour moi, une belle expérience humaine, de riches échanges avec de belles personnes, une découverte de 2 cultures très différentes. C'est aussi beaucoup de joie partagée, tant pour les événements que l'on organise en France, que pour les stages et voyages au Burkina Faso. Et quelle émotion lorsque j'ai posé le pied en Afrique, la Terre Mère ! J'ai adoré tout ce temps passer à jouer avec les enfants du quartier Watinoma dans notre centre culturel, chaque soir après leur sortie d'école. Nous nous sommes beaucoup amusés quand nous avons organisé la kermesse ensemble. Beaucoup d'émotion aussi lorsque nous avons posé la première pierre à la ferme. Les Burkinabè sont vraiment accueillants et solidaires.

Pour conclure, un petit clin d’œil, une de leurs petite phrase que j'adore : "Vous, vous avez l'heure, nous, nous avons le temps !"

GUILLAUME ALMENDROS :

Concernant son voyage au Burkina Faso :

 

"Ce qui m'a le plus touché lors du premier voyage c'est lorsque j'ai donné un cours de jardinage aux enfants.

J'hésitais un peu au début car ils étaient très jeunes ( je pense moins de dix ans ) et qu il s'agissait de manipuler scie et sécateur. Mais finalement je me suis lancé et ça c'est très bien passé, tous écoutaient et tous voulaient participer. Au-delà de l'aspect technique, c’était aussi l'occasion de casser quelques préjugés : oui une fille peut tenir une scie et couper une branche correctement, oui un sourd muet peut apprendre, retenir et retransmettre des techniques de taille. Je leur ai apporté mon expérience et ils m'ont apporté leur écoute et leur dynamisme.

 

Lors de mon second voyage au Burkina Faso, j'ai eu la chance de rencontrer Ibrahim Dabré. Il galérait à cirer des chaussures et trouvait son réconfort dans la lecture. Je lui ai donné quelques livres et BD que j'avais amenés, j'ai eu l'impression de lui offrir de l'or tellement il était content, puis pour 400 FCFA je lui ai acheté un dictionnaire. Bien sûr les livres ne se mangent pas mais Ibrahim avait faim de nourriture spirituelle. Une très belle rencontre !"